Après une série de collectes positives, le Livret A redeviendrait-il attractif ?

Suite aux collectes positives des mois de mars et d’avril, le livret A enregistre en mai une nouvelle hausse. Après les chiffres record de décollecte en 2015 (- 9 milliards d’euros), peut-on percevoir un regain d’intérêt de la part des Français pour ce produit d’épargne ?  

Une hausse à relativiser

Depuis l’annonce de la baisse du taux de rémunération à 0,75% en août 2015, les décollectes se succèdent pour le Livret A. Les Français se tournent vers d’autres solutions d’épargne, plus rémunératrices, comme l’assurance-vie. Depuis le début de l’année 2016, notamment après les retraits importants enregistrés en janvier et en février, la somme de la décollecte, Livret A et Livret développement durable confondus (LDD), s’élève à 620 millions d’euros. Les collectes positives des mois de mars, d’avril et de mai sont donc à relativiser.  

Les raisons de la hausse de l’épargne

Plusieurs facteurs permettent d’expliquer la hausse printanière de l’épargne logée sur le Livret A. En premier lieu, l’augmentation du pouvoir d’achat, liée à l’inflation négative et à la baisse des prix de l’énergie, a accru les capacités d’épargne des ménages. Par ailleurs, l’effet psychologique de la baisse de rémunération d’août 2015 du Livret A semble s’achever. Dernier facteur en cause : l’arrivée des vacances estivales et celle du paiement du 2ème tiers prévisionnel de l’impôt sur le revenu. En mai, les Français ont l’habitude de mettre un peu plus de côté.  

La hausse peut-elle se poursuivre ?

En 2016, les rendements du Livret A ne devraient pas être revus à la hausse. L’inverse pourrait même se produire ! La Banque de France pourrait en effet faire reculer le taux de rémunération actuel de 0,75% à 0,5%. Des hypothèses allant dans ce sens ont été émises. Toutefois, l’élection présidentielle de 2017 approchant, le gouvernement pourrait renoncer à cette baisse et continuer à soutenir l’épargne. Par ailleurs, la Banque centrale européenne poursuit sa politique monétaire contre la déflation. Selon les économistes, l’inflation pourrait repartir au début de l’année 2017, ce qui encouragerait le maintien du taux de rémunération actuel du Livret A.  

Quelles sont les alternatives au Livret A ?

Depuis la baisse du taux de rémunération d’août 2015, les Français se tournent davantage vers les fonds en euros de l’assurance-vie. De tels produits leurs garantissent de meilleures perspectives de rendements (entre 2% et 2,5% selon les contrats proposés par les établissements financiers). Contrairement au Livret A plafonné à 22 950€, les contrats d’assurance-vie ne sont pas limités en capital. Il est par ailleurs possible de détenir plusieurs contrats d’assurance-vie, et donc de diversifier les placements, ce qui n’est pas possible avec le Livret A. Souscrire une assurance-vie ne veut pas dire renoncer à la sécurité ! Si le Livret A est considéré comme une valeur refuge, les fonds en euros de l’assurance-vie le sont également. Majoritairement composés d’obligations, les fonds en euros garantissent le capital et les plus-values. En outre, les sommes investies en assurance-vie sont, comme le Livret A, disponibles à tout moment. L’investissement immobilier offre également de belles perspectives de sécurité. Il existe de nombreux dispositifs qui permettent d’investir dans la pierre et d’espérer ainsi des rendements supérieurs à ceux du Livret A. Le tout, dans un cadre fiscal allégé.   Nos conseillers, experts en gestion du patrimoine étudient votre profil d’investisseur. Ils sauront vous orienter vers les solutions d’épargne les plus rémunératrices et les plus conformes à vos désirs. Vous pouvez les contacter en cliquant ici.