Bien préparer sa retraite : le succès du Perp ne se dément pas


Un récent rapport de la Dress* confirme le succès du Perp (Plan d’épargne retraite populaire). Lancé en 2003, ce produit viager, permet à ses adhérents de s’assurer des revenus complémentaires pour la retraite. Chaque année, le nombre de titulaires de Perp ne cesse de gonfler si bien qu’en 2014, les Français sont déjà 2,3 millions à avoir souscrit. Comment expliquer un tel succès ?  

Un produit accessible à tous et un avantage fiscal à la clé

  Conscients des insuffisances du système de protection sociale en matière de retraite, les Français anticipent de mieux en mieux la fin de leur vie professionnelle. Dans le but de valoriser leurs pensions, ils se tournent vers l’épargne, voire l’investissement, Contrairement aux contrats Madelin, ouverts uniquement aux travailleurs non salariés, le Perp est une solution d’épargne accessible à tous. Les salariés, comme les inactifs, peuvent souscrire. Autre avantage : sur le Perp, les versements sont libres tant dans le montant que dans la fréquence. Les titulaires de ces plans alimentent ainsi à leur rythme leur épargne. Ils ont par ailleurs la possibilité d’interrompre leurs cotisations s’ils le désirent. L’avantage fiscal du Perp permet également d’expliquer son succès. Les bénéfices sont en effet perceptibles dès la phase d’épargne car les sommes versées sont déductibles du revenu imposable, dans la limite d’un plafond. L’économie d’impôt dépend du taux marginal d’imposition du titulaire. En outre, les sommes versées de manière régulière ne sont pas intégrées à la base taxable de l’impôt sur la fortune (ISF). Les contribuables des tranches supérieures du barème de l’impôt sur le revenu ont donc été particulièrement séduits par les avantages du Perp.  

Un produit « tunnel » qui peut toutefois être débloqué

  En contrepartie de l’avantage fiscal, les plans d’épargne retraite populaire sont des produits « tunnels ». En principe, le capital cumulé ne peut se percevoir qu’à partir du jour du départ à la retraite, qui plus est, sous la forme de rente. Versée mensuellement ou trimestriellement jusqu’à la fin de la vie, la rente peut être réversible et profiter au conjoint survivant. Il est toutefois possible de procéder à un déblocage anticipé du Perp et de percevoir le capital. La loi prévoit en effet des possibilités de retraits anticipés en cas de licenciement et de fin des allocations chômage, de liquidation judiciaire, d’invalidité (de deuxième ou troisième catégorie), de décès du conjoint (pacsé ou marié) ou de situation de surendettement. Cette souplesse offerte par le Perp a de quoi rassurer les adhérents : en cas de coup dur, ils peuvent débloquer leur épargne. Par ailleurs, depuis quelques années, la loi ne fait qu’assouplir les conditions de sortie d’un Perp. La législation de 2006 prévoit la possibilité de sortir en capital si l’objectif est d’acquérir sa résidence principale. Cette faculté est toutefois réservée aux primo-accédants. Depuis 2011, les titulaires de Perp peuvent sortir en capital lors de leur départ à la retraite : la sortie se limite à 20 % de l’encours du plan. Dernière mesure d’assouplissement en date, le gouvernement a prévu que les Perp dont l’encours est faible pourront être débloqués avant le départ à la retraite. Bercy devrait apporter ses précisions sur le sujet dans les prochains mois. Avantage fiscal et souplesse sont donc les clés du succès du Plan d’épargne retraite populaire. Allez-vous vous laisser séduire ? Les consultants d’Altéor Patrimoine étudient votre profil dans les détails. Ils vous proposeront la meilleure stratégie patrimoniale à adopter dans la perspective de bien préparer votre retraite. Contactez-les en cliquant ici.  

* la DRESS : la direction de la Recherche et des Statistiques du ministère des Affaires Sociales