Zone euro : l’inflation négative se confirme en mai. Une mauvaise nouvelle pour les investisseurs ?

 

En mai, la tendance à l’affaiblissement des prix sur la zone euro se confirme. Pour autant, le recul est moindre que celui enregistré au mois d’avril. Un bon signe ? Les prévisions des économistes de la zone euro ont été confirmées par l’autorité statistique communautaire Eurostat qui a publié ses chiffres : en mai, le taux d’inflation annuel s’établit à -0,1%. Le mois précédent, le taux était de -0,2%. La tendance déflationniste est donc à relativiser.  

Quelles sont les raisons de la baisse ?

  Les prix de l’énergie et notamment du pétrole sont en baisse depuis quelques années. Pour autant, ils n’expliquent pas à eux seuls les taux d’inflation négative. Le chômage, la baisse des prix des produits manufacturés, la croissance molle ou encore le faible dynamisme des salaires sont d’autres facteurs qui expliquent aussi l’absence d’inflation.  

Pourquoi faut-il relativiser la baisse du mois de mai ?

  Par rapport au mois d’avril (-0,2%), la tendance déflationniste a reculé en mai (-0,1%). Quelques pays de la zone euro enregistrent même des taux positifs : la Belgique (+1,6%), Malte (+1%) et la Suède (+0,8%). Par ailleurs, les prix de l’énergie remontent depuis le début de l’année 2016. C’est particulièrement le cas pour le baril de pétrole brut de Brent et de WTI qui atteignent presque les 50 dollars, contre à peine 30 dollars précédemment. La remontée des prix de l’énergie peut avoir un impact positif sur les taux d’inflation. Enfin, les taux de chômage sont stables dans la zone euro (autour de 10,2%) La Banque centrale européenne (BCE) entend donc poursuivre ses efforts afin de relancer la croissance économique dont l’inflation est l’une des clés.
 

Epargnants : quelle est la bonne attitude à avoir dans ce contexte ?

  Mieux vaut s’armer de patience ! Une stratégie patrimoniale se construit sur le long terme et les chiffres du mois de mai laissent entrevoir le recul de la tendance déflationniste. Pour autant, dans un tel contexte, les épargnants peuvent se positionner sur des fonds en euros proposés par des placements financiers tels que l’assurance-vie, le contrat de capitalisation ou le contrat Madelin. Sur ces fonds, majoritairement composés d’obligations, le capital et les plus-values sont garantis. Selon la Fédération française des Sociétés d’assurance, le rendement moyen de ces fonds oscille entre 2 et 2,5%. Vous pouvez également vous tourner vers l’investissement immobilier car les taux de crédit demeurent attractifs. Enfin, les investisseurs plus audacieux peuvent tenter de placer leur patrimoine sur des supports en unités de compte. Dans toutes vos démarches, nos consultants vous accompagnent. Selon le contexte économique et votre profil d’investisseur, ils vous fourniront des conseils pertinents pour construire la meilleure stratégie patrimoniale. Vous pouvez les contacter en cliquant ici.