Le Perp : un placement plus souple qu’il n’y paraît


Est-il possible d’optimiser sa fiscalité tout en se constituant un pécule pour ses vieux jours ? Grâce au Perp, la réponse est affirmative ! Apparu sur le marché des produits viagers en 2003, le Plan épargne retraite populaire connaît aujourd’hui ses premiers succès. Attirés par l’avantage fiscal qu’il propose dès la phase d’épargne ainsi que par la perspective de percevoir des compléments de revenus supplémentaires à la retraite, les Français sont de plus en plus nombreux à adhérer au Perp.

Un avantage fiscal pour permettre d’anticiper la retraite

Que vous soyez salarié, indépendant ou bien sans activité professionnelle : le Perp est un placement ouvert à tous. Il a pour objectif de mieux préparer les Français à la retraite en leur offrant la possibilité de capitaliser et de percevoir leur effort d’épargne sous forme de rente viagère à partir du jour de leur retraite.

Investi sur des supports en euros ou boursiers, le capital détenu par un Perp offre des perspectives de rendement identiques aux produits tels que l’assurance-vie ou bien les contrats de capitalisation.

L’avantage du Perp est essentiellement de nature fiscale et il est immédiatement perceptible. En effet, chaque année, les cotisations qui auront été versées sur le produit sont déductibles dans la limite d’un plafond global. Cette limite de déduction est égale au plus élevé des 2 montants suivants :

  • 10% des revenus professionnels (nets de frais professionnels et de cotisations sociales). La déduction maximale correspond à 8 fois le PASS (plafond annuel de la sécurité sociale).
  • 10% du PASS (en 2016, cela équivaut à 3 861 €)

A noter : les sommes versées sur le Perp sont déductibles pour chaque membre d’un même foyer fiscal.

Le montant de la déduction d’impôt offerte par le Perp dépendra de votre taux marginal d’imposition. L’avantage fiscal profite donc aux contribuables dont les revenus sont élevés. Par ailleurs, les assujettis à l’impôt sur la fortune (ISF) ont tout intérêt à souscrire un Perp : à condition que les cotisations soient régulières, le capital investi sur le contrat n’entre pas dans le patrimoine taxable.

A la sortie, le capital se transforme en rente… mais pas seulement

Investies sur un Perp, les sommes sont bloquées jusqu’à l’âge de la retraite, date à partir de laquelle le souscripteur peut percevoir une rente viagère. Le montant de cette dernière se calcule notamment en fonction du capital accumulé, de l’âge du titulaire ainsi que des règles applicables aux pensions de retraite. La rente est imposable.

Toutefois, la loi a assoupli les conditions de sorties d’un Perp et il est désormais possible :

  • de sortir partiellement en capital (dans la limite de 20%)
  • de sortir totalement en capital si le but est d’acquérir un bien immobilier (cette possibilité est réservée aux primo-accédants)
  • de procéder à un déblocage anticipé du capital en cas de licenciement ou de cessation d’activité et de fin de droits aux allocations chômage, en cas de décès du conjoint (marié ou pacsé), d’invalidité (de 2e ou 3e catégorie) ou encore en cas de situation de surendettement.

Depuis peu, le législateur étudie la possibilité de débloquer les sommes placées sur les Perp peu abondés. Une loi devrait voir le jour dans les prochains mois.

Notre conseil : contrairement à l’assurance-vie, le Perp est transférable. D’un assureur à l’autre, les frais et les performances du contrat varient. Il est donc judicieux de comparer et de faire jouer la concurrence.

 

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