Brexit : une nouvelle donne pour les investisseurs

L’incertitude règne sur les marchés depuis le vote britannique en faveur du « out ». Suite à l’annonce de la victoire du « Brexit », les nouvelles inquiétantes et les mauvais chiffres sont tombés en cascade sur les bourses européennes.

Vendredi 24 juin, le soir même des résultats, la baisse du CAC 40 frôlait les 8% et les valeurs de la Bourse de Londres étaient en chute libre. Face aux autres devises, la Livre Sterling a dévissé pour atteindre son plus bas niveau depuis plus de 30 ans contre le dollar.

Lundi 27 juin, les marchés actions européens ont poursuivi leur descente avant de clôturer sur une baisse aux alentours de 3%. L’agence de notation Standard and Poor’s a revu à la baisse la note de la dette de la Grande-Bretagne qui passe à « AA », soit deux crans en dessous de sa notation habituelle (AAA). Entraînées par le choc du Brexit, les perspectives de croissance de la zone euro sont revues à la baisse par les économistes. Pour stabiliser la situation, une intervention des banques centrales des pays européens n’est pas à exclure. Pour autant, le Brexit n’a pas provoqué de crise majeure et les marchés financiers ont montré leur capacité de résistance au choc.

Mardi 28 juin, la Bourse de Paris a terminé sur une hausse de 2,61%. Le même jour, la Bourse de Londres rebondissait de plus de 3%.  

Dans un tel contexte, comment se comportent les investisseurs ?

Lorsque le climat est incertain, les investisseurs se tournent vers les valeurs refuges : les métaux précieux comme l’or ou les titres de certains secteurs considérés comme moins exposés à la crise (la santé en premier lieu). Au lendemain du Brexit, les investisseurs semblent surtout se réfugier vers les marchés obligataires et les devises étrangères hors Europe comme le dollar ou le yen. Certains investisseurs profitent même des opportunités offertes par la nouvelle redistribution des cartes. La chute de la Livre Sterling leur ouvre notamment les portes du marché de l’immobilier britannique en particulier celui de Londres réputé comme l’un des plus cher du monde. Les grands investisseurs, surtout ceux issus des pays asiatiques, ont ainsi montré ces derniers jours leur intention de s’introduire davantage sur le marché de l’immobilier britannique.  


Quelle stratégie faut-il adopter ?

Si le climat est incertain, il ne doit pas être dramatisé et il ne faut surtout pas se laisser entraîner par des décisions prises dans la précipitation. La marche vers la sortie du Royaume-Uni ne se fera vraisemblablement pas en un jour et les marchés boursiers disposeront du temps nécessaire pour s’adapter. Dans un tel contexte, il est capital pour un investisseur averti de diversifier son portefeuille d’actifs. On ne met pas tous ses œufs dans le même panier !

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